Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.
Aller au contenu principal

Rapports phares du Bureau du conseiller spécial pour l'Afrique à l'horizon 2025

Français

Renforcer les architectures nationales et internationales du financement du développement

Ce rapport phare aborde le déficit de financement critique nécessaire à la réalisation des ODD et de l'Agenda 2063 en Afrique, estimé aujourd'hui à 1 600 milliards de dollars. Il préconise une stratégie globale axée sur le renforcement des institutions nationales et des systèmes de financement des pays, fondement d'un financement efficace. Le rapport souligne que la mobilisation prévisible des ressources nationales est essentielle, non seulement pour les recettes fiscales, mais aussi pour le rétablissement de la souveraineté budgétaire et la réduction de la dépendance aux flux extérieurs imprévisibles, condition indispensable au développement durable et à une paix durable.

L'analyse s'articule autour d'une chaîne de valeur à plusieurs niveaux : au niveau national, elle met l'accent sur le renforcement de la gouvernance économique, la numérisation des systèmes fiscaux et la mise en œuvre de cadres de financement nationaux intégrés (CFNI). Au niveau régional, elle souligne l'importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des banques panafricaines et de la mobilisation des investissements intra-africains, notamment ceux des fonds de pension. À l'échelle internationale, le rapport appelle à une réforme de l'architecture financière mondiale afin d'assurer une représentation plus équitable de l'Afrique, de réduire le coût élevé du capital, d'élargir l'accès à des financements concessionnels à long terme et de s'attaquer au fardeau de la dette qui paralyse le continent.

Fiche d'information sur le renforcement des architectures nationales et internationales de financement du développement

Cette fiche d'information présente de manière concise les défis de financement auxquels l'Afrique est confrontée et propose une solution en trois piliers pour combler l'important déficit de financement des ODD. Elle souligne que le problème est exacerbé par les crises mondiales, l'augmentation de la dette et une architecture financière internationale marginalisante. La solution exige que les pays africains adoptent une stratégie globale fondée sur une gouvernance économique solide, la transformation numérique et des cadres de financement stratégiques.

La fiche d'information souligne que le renforcement des systèmes institutionnels est essentiel pour libérer le potentiel de recettes, estimant que des mesures efficaces pourraient accroître les recettes intérieures à hauteur de 13,6 % du PIB. Elle cite des actions spécifiques, telles que la modernisation et la numérisation des administrations fiscales – qui ont déjà permis de réduire considérablement les coûts de recouvrement – ​​et la rationalisation des incitations fiscales coûteuses et redondantes. En mobilisant ses propres ressources et en maîtrisant les flux financiers grâce à ces systèmes améliorés, la fiche d'information conclut que l'Afrique peut fondamentalement financer son propre avenir.

Promotion d'une paix durable par la voie du développement durable en Afrique

Ce rapport clôt une série de quatre années consacrées aux causes profondes des conflits en Afrique. Il identifie l'« absence persistante de l'État » – non seulement physiquement, mais aussi dans sa capacité fonctionnelle à fournir des services, à faire respecter la justice et à maintenir la légitimité – comme un facteur central d'instabilité. Ce vide de gouvernance fragilise le contrat social, alimente le ressentiment populaire et crée un terreau fertile pour que des groupes armés non étatiques exploitent les griefs et proposent même une gouvernance alternative, comme on l'observe avec des groupes tels qu'Al-Shabaab. Le rapport établit également un lien entre cette fragilité de l'État et la récente recrudescence des changements anticonstitutionnels de gouvernement, les coups d'État étant souvent alimentés par une profonde désillusion populaire face aux défaillances de la gouvernance.

Le rapport affirme que l'instauration d'une paix durable est indissociable du développement durable, lequel requiert un financement durable. Ce financement repose sur la capacité d'un État à maîtriser ses flux économiques et financiers, ce qui n'est possible qu'avec des institutions fortes et responsables. Par conséquent, la voie à suivre consiste à reconstruire l'État grâce à une appropriation du développement par l'Afrique, en privilégiant des interventions stratégiques telles que le renforcement des capacités fiscales, la mobilisation des institutions traditionnelles, la promotion de la transparence et la réorientation de l'aide extérieure au développement afin de privilégier le renforcement des capacités étatiques à long terme plutôt que les projets à court terme.

VOIR : Lancement mondial des rapports phares de l'OSAA 2025 sur le thème « Renforcer l'architecture nationale et internationale pour un développement durable et une paix durable en Afrique »

.

(Recevez notre newsletter mensuelle - abonnez-vous ici )